Archives pour mai 2008

Le début de la fin pour les écoles publiques d’inspiration Waldorf ?

Au Québec,  la Direction générale de la formation des jeunes relevant du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, a émis des avis très critiques envers les trois écoles publiques d’inspiration Waldorf. Ces avis ont conduit la ministre de l’Éducation, Mme Michelle Courchesne à renouveler l’autorisation donnée à ces institutions pour une durée d’un an seulement. Bien plus, le ministère de l’Éducation avait refusé de renouveler cette autorisation pour l’année scolaire 2006-2007. Est-ce le début de la fin pour elles ? Quoiqu’il en soit, les fonctionnaires du ministère sont critiques envers la pédagogie Waldorf. Voici donc, en primeur, des extraits des avis publiés par le ministère.

«En septembre 2005, le renouvellement de l’approbation ministérielle de cette école (l’École l’Eau-Vive), de même que des deux autres écoles (l’école Les Enfants-de-la-Terre de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke et l’école de la Roselière de la Commission scolaire des Patriotes) offrant un projet particulier axé sur la pédagogie Waldorf, a été accordé seulement pour l’année scolaire 2005-2006. Dans la lettre de renouvellement adressée à la présidente de la Commission scolaire, le ministre avait exprimé son intention d’examiner la nature des liens entre le projet éducatif de l’école et le renouveau pédagogique, incluant les changements qui ont été introduits récemment dans le curriculum du primaire. (…)

L’organisation de l’enseignement à l’école communautaire l’Eau-Vive [ainsi celle des deux autres écoles, n.d.a] est donc fondée sur la pédagogie Waldorf. Les changements qui ont été introduits récemment dans le curriculum du primaire ne trouvent pas suffisamment écho dans cette école [ainsi que dans les deux autres, n.d.a]. Certains aspects du Programme de formation de l’école québécoise sont touchés sans que la compétence y soit formellement développée. Les élèves ne sont pas placés suffisamment souvent dans des situations d’apprentissages offrant des contextes significatifs et d’une certaine complexité. D’ailleurs, l’apprentissage se fait davantage par les connaissances transmises par l’enseignante ou l’enseignant et non dans une perspective de connaissances construites par l’élève.»

Extrait tiré de «Note à l’intention de la ministre»,  Marjolaine Drouin pour Gaétane Brochu, Spécialiste en science de l’éducation, 7 juillet 2007.



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